Bien calée au calendrier en fin de saison, la TransV West a fait sa place parmisles épreuves typées marathon. Cette petite soeur de la Transvésubienne regroupe désormais de nombreux participants aussi bien en VTT qu’en VTTAE.

Cette année, équipée d’un Lapierre Overvolt AM Team d’essai, notre rédactrice ambassadrice Nadine Sapin avait bien envie d’essayer de remonter sur la “boite”, après une cinquième place au classement scratch lors de la première édition (2017). Elle nous raconte ses aventures…

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Inovphoto


 

 

Adieu Jérôme

Au moment de faire paraître cet article, nous avons appris la disparition tragique du vainqueur de l’épreuve à VTTAE, Jérôme Lavorini, décédé dans un accident de la route. Pour lui rendre hommage, nous avons décidé de maintenir la parution sans modification de texte car il était fier et heureux de cette victoire sur cette belle épreuve ! C’était l’homme fort du jour…

Nous adressons toutes nos sincères condoléances à sa famille et ses amis.  Le ciel a gagné une étoile mais la terre a perdu une très belle personne. RIP Jérôme, tu étais un mec génial !

 

 

Le rendez-vous

La date est maintenant fixée aux alentours du premier week-end d’octobre, juste avant le célèbre Roc d’Azur. Les journées sont encore belles, l’automne commence à se montrer, ce sont donc les conditions idéales pour une épreuve longue distance dans le Sud de la France.

Le départ se situe toujours dans l’arrière-pays grassois (Thorenc en 2017, St Vallier en 2018). Cette année, les pilotes se sont lancés de la petite station familiale de La Moulière à Caille. Et ça caillait 😉 ! Facile… En effet, deux petits degrés et du givre sur le sol accompagnaient le départ de la première vague de concurrents. Le réveil musculaire fut tonique !

La ligne d’arrivée quant à elle se situe toujours au bord de la mer, à Théoule-sur-mer. On arrive en vélo sur la plage de sable blanc, avec le soleil et la grande bleue. Tout bonnement un pur bonheur de franchir la ligne avec ce paysage et un tel décalage avec le départ.

 

 

 

Le parcours 2019

La Transwest est une épreuve “engagée” longue distance. Pas aussi difficile que la Transvésubienne mais elle a son charme et ses atouts. Elle affiche quand même de belles mensurations avec 85km, 2200m dénivelé de positif et 3400m de dénivelé négatif. Vous l’avez compris, c’est une vraie épreuve typique du Sud !

Comme d’habitude, toute l’équipe organisatrice UCC – ne se reposant pas sur ses lauriers et cherchant toujours à améliorer les parcours d’une année sur l’autre – nous avait concocté un nouveau parcours vraiment bien à rouler.

 

 

On peut partager ce parcours en deux parties distinctes. Les quarante-cinq premiers kilomètres, jusqu’au troisième ravito, étaient composés de 95% de sentiers avec de belles montées techniques et des descentes sur des petits sentiers étroits, qui ont ravis les plus agiles d’entre nous. Par contre, il faut aimer la caillasse, voir même “adorer” la caillasse, car il y en a de partout !

La seconde partie est quant à elle beaucoup plus roulante. On emprunte davantage de pistes ou de sentiers larges, peu accidentés. Les gros mollets sont bien performants dans cette partie.

Bien sûr, il serait plus sympa d’avoir davantage de sentiers dans cette partie mais, d’après l’organisation, ce sera apparemment difficile du fait de la proximité avec le littoral. Ce secteur comporte en effet de nombreuses propriétés privées et un parc Natura 2000 à traverser. Dommage car il y a (avait..) de belles descentes de VTT aux abords de Théoule fut une époque.

 

 

Enfin bon, le début permet de ravir les techniciens, ceux qui aiment l’engagement sur sentier, et la deuxième partie convient bien aux pilotes physiques. Un bon mix qui permet de récompenser les pilotes les plus polyvalents.

À côté du grand parcours, il y avait aussi la TransV West 50 qui comportait 55km, 1100m de dénivelé positif et 2250m de négatif. Le départ se situait au même niveau que la TransV West à La Moulière. Le parcours était plus direct sur le début, puis rejoignait le grand parcours sur une longue partie et enfin se terminait plus tôt. Les pilotes devaient alors rallier la plage par la route.

 

 

 

Les résultats 2019

Dans la catégorie VTTAE, en 3 ans, le nombre de participants a sacrément bien progressé. Nous étions une centaine au départ. Environ 35 pour la TW “classique” et 60 pour le TW50.

Tout le monde avait droit à deux batteries. Pour la TransV West, le changement de batterie était imposé au ravitaillement 3 (à mi-course) alors que pour la TransV West 50, les concurrents avaient le choix (une ou deux batteries) et devaient gérer leur batterie par eux même.

 

 

Sur la TransV West, le classement principal récompense pour le moment les VTTAE avec une batterie de 500Wh. Il y a aussi un classement pour les 500+. Nul doute que d’ici peu de temps, il y aura des évolutions avec l’arrivée des nouveaux VTTAE à batteries de 625/700Wh…

 

 

En tous cas, cette année, c’est Jerôme Lavorini (Cycle Omega Giant), le local, qui remporte d’une courte distance l’épreuve après 4h26 de course. Une belle première victoire pour ce nouveau passionné de VTTAE.

 

 

Derrière à moins de 30 secondes, on retrouve l’indéboulonnable François Dola (eTeam Mavic LRL Moustache). À plus de 50 ans, même sans avoir reconnu, il fait encore du mal aux plus jeunes ;-).

Faut dire aussi que je lui ai bien mis la pression toute la course 😉 puisque je termine finalement troisième au scratch à moins de 15 minutes, sur un peu plus de 4h40 de course. Autant vous dire que j’étais contente à l’arrivée.

Faut avouer que j’ai eu de la chance de n’avoir aucun problème sur mon Lapierre, contrairement à d’autres concurrents qui ont dû faire quelques réparations face à un terrain intraitable.

Niveau autonomie, n’ayant pas reconnu, j’ai adopté la même gestion que durant l’E-TMB, en fonction du dénivelé. Grâce à la console Bosch Kiox, j’ai pu réguler au mieux ma consommation, au pourcentage près !

 

 

En catégorie 500+, c’est Tony Cascino (NTC Team) qui termine premier la TW en 4h39.

 

 

Enfin pour la TW50, Mika Beraud et Amélie Perrin remportent respectivement leur catégorie en 2h38 et 4h07.

Tous les résultats sont en ligne sur le site de UCC > www.ucc-sportevent.com

 

 

La vidéo officielle de l’épreuve

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