Embarquement immédiat pour un splendide trip sur l’île de beauté avec Xavier Marovelli et son Haibike XDURO NDURO 5.0…

 


Temps de lecture estimé :  5 minutes – Récit : Xavier Marovelli –  Photos : Bastian Huber


 

 

 

Corsica Trip !

 

Nouvelle année, nouvelle aventure ! Et de l’aventure, je vous en promets cette année. Laissez-moi vous l’expliquer…

Je suis Xavier Marovelli, du team Haibike France. Jusqu’à aujourd’hui, ma carrière sportive était basée sur la compétition. Mais pour 2020, je prends un virage à 180 ! En effet, mon leitmotiv a quelque peu changé et je souhaite pour cette année aborder une nouvelle facette de notre sport…

Au guidon d’un e-bike, je souhaite aller explorer des paysages qui vont au- delà de chez moi. Je souhaite aller à la rencontre de l’autre, qu’il soit rider ou pas. L’envie de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages m’a poussé vers ce nouveau projet.

 

 

Pour me suivre et relater mes aventures, je me suis entouré de Bastian Huber, photographe mais voyageur avant tout.

Pour notre premier périple, nous sommes aller début février en Corse. Cette île, est la terre natale de Bastian. Qui de mieux que lui et ses amis pour me permettre d’y découvrir ses trésors cachés.

 

 

C’est de nuit que nous embarquons sur le bateau pour une arrivée le lendemain matin sur le port de Bastia.
Je découvre quel va être le programme de la semaine et je comprends que je vais en prendre plein la vue.
Six heure du matin, après une nuit à camper dans le bateau, on retrouve un ami de Bastian sur le vieux port de Bastia.

Nicolas est certainement l’un des pilotes les plus polyvalent de l’île et surtout, il connait les trails comme sa poche. Je sens très vite que je ne vais pas m’ennuyer et que la bonne humeur est au rendez- vous. C’est donc ça l’hospitalité corse ?

On engloutit un café et un pain au chocolat que nous voila déjà sur un premier spot. Je ne m’attendais pas à un tel terrain, si caillouteux et si sec. Sec, cela à cause des tempêtes qu’essuie la Corse ces derniers temps.

 

 

D’ailleurs le vent souffle tellement, que nous rebroussons chemin pour cette première matinée. Qu’importe, se sera du tourisme dans les ruelles de Bastia.

Nous partons plus au centre, dans le village de Bastian, à Moltifao. Il nous fait faire un détour pour aller sur un spot plutôt freeride que très peu de personnes sont allés rouler. Nous sommes dans la forêt d’Asco et j’en prends plein la vue.

Nous sommes aux pieds du Monte Cinto, le plus haut sommet de Corse.

 

 

C’est vers Corte, que nous retrouvons Nicolas et qu’il nous présente Marcel dit « l’idole ». Une chose est sur, Marcel est un sacré personnage. Comme ils disent ici, il aime bien « la magagne » ! ( la plaisanterie )

 

 

C’est Marcel qui a tracé une bonne partie des pistes ou nous attaquons les choses sérieuses.
Le paysage est saisissant, montagnes enneigées au loin, l’odeur du maquis qui chatouille les narines, j’ai l’impression de me sentir chez moi.

Les pistes ressemblent à si méprendre à la maison, à Levens dans les Alpes-Maritimes. Ça roule super vite et beaucoup de pierres, un vrai régal !

 

 

Le soir, les corses ( Bastian et Nicolas ) avaient projeté de faire un petit tour sur la côte proche d’Île Rousse pour rouler et admirer le couché de soleil. Malheureusement, la météo n’aura pas joué en notre faveur mais je savoure quand même ces moments.

 

 

Frustré, Bastian propose alors que le lendemain, nous descendions sur Ajaccio pour aller rouler au couché du soleil sur le sentier du littoral qui arbore une vue imprenable sur les îles sanguinaires.

 

 

Nous sommes dans le Sud, sur Ajaccio. Nous profitons de la journée pour rouler sur le sentier des crêtes. Ce sentier qui surplombe tout le golfe d’Ajaccio offre une vue magique.

Nous terminerons cette journée par un couché de soleil sur les îles sanguinaires. Ils ont eu raison, la météo a payé et j’en prends plein la vue.

 

 

Chaque jour qui passe offre des paysages grandioses. Je me demande bien ce qui peut encore m’attendre après ça ? Il n’en est rien, sur le trajet retour, Bastian et Nicolas lancent un appel à faire une mission un peu folle mais jamais faite en vélo auparavant.

S’en suis une conversation au téléphone avec Marcel et Julien, un autre personnage en haut en couleur, la décision est prise, rendez-vous le lendemain matin sur Corte pour aller à l’Arche.

Huit heure du matin, nous voila sur Corte. On se retrouve tous, petit café, on achète un bon fromage, une saucisse et du figatellu. Car la Corse, c’est aussi ça, de la bonne bouffe. Sans un bon repas, on ne passe pas une bonne journée lance Marcel.

On entreprend l’ascension en passant par le lac de Calaccucia, au loin se dessine le Cinto, la Paglia Orba et tout le reste de cette chaîne montagneuse.

 

 

Notre but principal n’est pas encore atteint et l’heure du déjeuner est arrivée. Nous sommes arrivés à une bergerie. Ni une ni deux, un petit feu est allumé pour faire cuire le figattellu.

 

 

Après cette pause, on reprend la route, quelques minutes plus tard, j’aperçois au loin une arche perdue au milieu d’une forêt surplombant toute la vallée. Graal de notre périple corse, ils m’ont pas menti et tous ces efforts en valaient le détour.

 

 

Une longue et difficile descente s’en suit avec pas mal de portage également. J’ai trouvé la, l’essence même de ce que représente pour moi le e-bike, aller toujours plus loin !

 

 

Le dernier jour est arrivé… déjà ! Nous roulons sur les hauteurs de Bastia ou des locaux amoureux de leur terre et passionnés de vélo ouvrent des pistes.

Nous tournons les dernières images de notre séjour. Clap de fin pour le tournage !

 

 

Quand à moi, des locaux me proposent de faire une ou deux navettes avec eux. Je rencontre Hugo, Rony Mcdoog et toute une bande ou la bonne humeur et le tirage de bourre est présent. Une bonne tranche de rigolade pour cette dernière journée.

Les corses nous invitent pour un dernier apéro avant de prendre le bateau. Jusqu’au dernier moment, nous profitons de ces instants de partage.

 

 

Comment remercier Nicolas mais aussi tous les autres pour leur accueil, le partage de leur culture et de leur terre. Cette terre qu’ils chérissent et protègent. Je comprends pourquoi on l’appelle « l’île de beauté » et pourtant je n’ai découvert qu’une petite parcelle de ce que la Corse renferme.

 

A prestu Corsica !

 

 

 

Corsica Trip – Le film !

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