L’été dernier, François (Dola) et moi n’avions qu’une envie : parcourir les montagnes avec nos VTTAE. Nous désirions trouver de nouveaux sentiers et explorer de nouvelles vallées qui nous sont encore inconnues. Pour satisfaire nos souhaits mais sans partir trop loin faute de temps, nous avons décidé d’explorer les petites vallées reculées des Alpes du Sud notamment versant italien loin de la surfréquentation des Alpes françaises.

Sur plusieurs sorties, plusieurs week-ends, nous avons découvert de superbes paysages, de magnifiques sentiers mais aussi rencontré de belles galères. Quand on part juste avec une ou deux cartes sans connaitre le coin, le relief, les sentiers, rien n’est joué !

Nous sommes toujours partis à la journée en nous déplaçant de vallées en vallées. Dans nos sacs, nous avions bien sûr le matériel nécessaire de réparation, de sécurité, des vestes de pluie, de l’eau et de la nourriture et bien calé entre tout ça, une deuxième batterie de sécurité ou un chargeur car il était difficile d’estimer notre consommation, sans connaître ce qui nous attendait.

Dans cette nouvelle série “Destination montagne”, Je vous propose de nous suivre sur les trois plus beaux tours, ceux qui nous ont le plus marqués ! Voici notre première aventure, bonne lecture… 😉

 


Temps de lecture estimé : 10 minutes


 

 

 

Le sommet de la Lombarde et son col se situent dans l’arrière-pays Niçois et longent la frontière Italienne. Nous nous sommes garés à 2200m d’altitude en Italie juste après avoir franchi le col pour débuter par un bon petit déjeuner au lever du soleil. Pour cette sortie, je n’ai qu’une batterie donc j’embarque le chargeur dans mon sac. Espérons que le timing soit bon pour recharger.

Pour compléter le tout, je viens de recevoir un nouveau VTTAE en test, le verdoyant Merida eOne Sixty 900e qui m’accompagnera tout cet été/début d’automne. Nous voilà prêts et partis en direction d’un premier col vers l’Est et le Col de Morti (2480m).

 

 

Le sentier jusqu’au col se monte bien, la pente est progressive et sans difficulté. C’est un vieux chemin militaire, bien tracé, il se monte facilement en VTTAE sans beaucoup d’assistance. A peine, quelques mètres de montée, la route disparaît et nous nous retrouvons en pleine montagne.

 

 

Cette première montée se roule bien mais dès que nous basculons sur l’autre versant, changement de décors et attention à la chute !

En effet, nous dévalons une face beaucoup plus raide couverte de rochers. Nous empruntons un long sentier technique recouvert de nombreuses pierres et qui zigzague à flanc de montagne jusqu’au lac d’Aver Sattano.

 

 

Après ce lac, la descente continue mais n’est pas évidente, ni trop plaisante. Le sentier est étroit et les nombreux rochers le rendent trialisant. Pour compléter le tout, des vaches ont détruit certains passages et ont posé des bouses un peu partout. Grrrr…

Une fois cette longue descente de 850m de dénivelé terminée, nous prenons une courte piste qui nous mène au refuge italien relativement moderne du “Malinvern” où une petite pause café s’impose… François en profite pour faire un point carte et voir quelles sont les options possibles pour remonter. Nous n’avons pas trop consommé pour le moment donc nous ne nous attardons pas et nous ne rechargeons pas nos batteries.

 

 

François décide de prendre la direction du Col d’Orgials qui est semble la mieux adaptée pour le VTTAE et monter le vallon Riofreddo. D’après la carte, une belle montée de 1000m de dénivelé nous attend, pas de temps à perdre.

Mais petit bonus sur le parcours, la nature nous offre ses merveilles avec des myrtilles à profusion, un vrai régal et là, la pause s’impose !

 

 

Entre deux poignées de ces succulentes baies noires, nous gravissons la première partie de la montée qui est bien roulable sur un sentier pas trop difficile. Les virages s’enchaînent relativement bien sans mettre pied à terre. On monte en mode trail tous les deux.

 

 

Après avoir passé un premier ressaut, la vallée s’ouvre, les arbres disparaissent et le sentier commence à se raidir de plus en plus ce qui rend le pilotage plus délicat.

À 2300m, nous atteignons les grands lacs d’Orgials. Il nous reste encore 300m de dénivelé à grimper et il fait beau et chaud. La montée en VTTAE est bien physique, et l’envie de piquer une tête dans le lac est plus forte que nous.

 

 

Ni une ni deux François plonge tête la première. Pour ma part, l’eau étant très fraîche un simple aller retour sur 5m sera bien suffisant. Le top !

Les jambes bien revigorées, nous ré attaquons la montée. Les 300 derniers mètres de dénivelé sont bien plus raides et techniques. Les virages sont serrés et encombrés de grosses pierres.

C’est là, sur ce type de parcours, que l’on se rend compte de la magie du VTTAE. Là, où un portage interminable serait obligatoire en VTT, le VTTAE (après un peu d’entraînement et de dextérité) permet de passer presque tout sur la selle ! C’est magique !

 

 

Une fois au col à 2600m, la visibilité sur les Alpes s’étend à perte de vue, on en profite pour prendre un bon bol d’air ! Cette montée, nous a bien séché et il ne nous reste plus beaucoup de d’autonomie. Mais pas de stress, nous descendons maintenant en direction du sanctuaire de Santa Anna à 2000m d’altitude, en passant par un ou deux petits vallons. Ça devrait passer !

 

 

La descente est entrecoupée de quelques petites remontées et zones de pédalage. Mais malgré des champs de pierres impressionnants, elle est relativement facile. Le sentier est propre !

 

 

Quand nous arrivons au sanctuaire, il est tard et les visiteurs sont déjà partis. C’est calme et le silence s’impose. Nous rechargeons un peu nos batteries (presque à plat) au café-refuge tout en profitant d’une bonne tarte maison.

 

 

Pour rentrer, il nous reste à remonter au Col de la Lombarde. Trois options se présentent sur la carte : la route, une piste et un vieux sentier en pointillés. Bien sûr, nous essayons de suivre le sentier mais celui-ci disparaît après un moment. C’est malheureux que les vieux sentiers disparaissent du moment qu’une piste mène au même endroit…

S’en suit un petit passage galère en hors piste dans des zones de marécage et de pâturage puis nous gagnons cette fameuse piste qui nous ramènera à bon port !

 

 

Nous rentrons au coucher du soleil ; voilà une belle journée en montagne qui s’achève. Myrtilles et beaux sentiers étaient au rendez-vous. Nous avons pris notre temps pour faire les 38km et 2000m de dénivelé, bien techniques tout de même, pour profiter un maximum de ce bel environnement.

 

 

Le Merida eOne Sixty 900e bien en mains, nous pouvons maintenant passer à des choses plus sérieuses ! Direction le Viso ! 😉

A suivre…

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