Le Mont Blanc… Plus haut sommet d’Europe, il culmine à 4810m. Il se grimpe en été comme en hiver mais on peut aussi en faire le tour pour découvrir toutes ces facettes !

Alors quand Quentin, le Rédac’ chef me propose de participer au Verbier E-bike Festival le week-end du 15 août pour s’aligner sur la toute première édition de l’E-TMB, une course qui propose justement d’en faire le tour en VTTAE, je n’ai pas hésité une seconde…

Mais celle-ci s’effectue par équipe, et là, ça se complique. Avec qui, avec quel vélo ? On est à un mois de l’échéance, c’est en plein mois d’août, les premiers chiffres annoncés sont de l’ordre de 300km et plus de 10000m de dénivelé… Une vrai épreuve de montagne et d’endurance en somme, il va me falloir un coéquipier de choc…

 


Temps de lecture estimé : 18 minutes – Récit : Nadine Sapin – Photos : VTTAE.fr / E-TMB


 

 

Un coéquipier de choc ?

Après une très courte réflexion, une seule personne me/nous vient à l’esprit : Vincent Julliot. Un ami de longue date avec qui je pourrais partir les yeux fermés ! Ancien pilote de haut-niveau en XC/ DH / EN / Transvésubienne, ex-journaliste VTT, Vincent est désormais coordinateur média pour les marques Haibike et Lapierre.

Un petit email et l’affaire est dans le sac. Il est partant à 100% et en plus, il s’occupe de nous trouver et préparer nos futurs vélos, des Haibike XDURO Allmtn 7.5 ainsi que tout l’équipement qui va avec ! L’équipe est faite et se nommera VTTAE.fr/Haibike !

 

 

 

Notre “préparation”…

Nous sommes alors à un mois de l’événement. Pas vraiment le temps donc de s’entraîner spécifiquement.

Vincent me confie qu’il n’a pas beaucoup roulé ces derniers temps mais qu’il va faire le forcing jusqu’à la course. Il se connaît parfaitement et même s’il me fait peur en m’annonçant tout ce qu’il fait, il sera bel et bien prêt le jour J.

Moi, par contre, j’ai une course pour me préparer fin juillet (l’Electro enduro portes du Mercantour) et un lancement presse Endurotribe aux USA le 1er week-end d’août. Il ne me reste alors qu’un seul week-end pour essayer nos VTTAE fraîchement arrivés. C’est pourquoi, à part la course dans le Mercantour et un test bike dans le Vermont, pour moi c’est repos jusqu’à l’E-TMB, avec quelques sorties de route ou de footing juste pour dégourdir les jambes.

Comme prévu, on arrive finalement à rouler ensemble nos XDURO Allmnt 7.5 le week-end précédent la course.

Préparation, rodage, réglage, tout est parfait, on est prêt, juste à temps ! 😉

 

 

 

Nos vélos, notre équipement

Nos Haibike XDURO Allmnt 7.5 sont dotés de 160mm de débattement avant et 150mm à l’arrière. L’équipement est haut de gamme avec des suspensions Fox Factory Kashima (fourche Fox 36 Float et amortisseur Float DPX 2), un moteur Yamaha PW-X, un groupe Sram Eagle12 vitesses X01, des freins Shimano XT et enfin des bonnes roues DT Swiss HX 1501. Il n’y a pas grand chose à changer mais on personnalise un peu nos vélos quand même.

Sur celui de Vincent, les pneus, le cintre et la potence sont changés. Il ajoute aussi un porte GPS Garmin avec une batterie supplémentaire et des protège-poignées AVS aux couleurs de notre équipe.

Pour mon bike, je change aussi les pneus et mets la même potence, et cintre Truvativ que Vincent. Je remplace les points d’appuis (selles, poignées) par les miens. Vincent me mets une tige de selle en 125mm au lieu de 100mm par précaution au vu de l’épreuve qui nous attend (et il a eu raison !). Enfin, j’ajoute les protège-poignées AVS personnalisés, un porte GPS et ma petite pochette de cadre pour pouvoir accéder facilement à mes barres énergétiques.

Nous seront habillés de tenues Maloja aux couleurs Haibike et nos sacs spécifiques porte-batterie seront les V8 Equipment BTB 14.1.

 

 

 

Le parcours

Ce E-Tour du Mont Blanc (E-TMB) se décompose en trois étapes quotidiennes.

À une semaine du départ, on reçoit de plus amples précisions et notamment les profils des 3 journées qui nous attendent. Les chiffres annoncés plus précisément font franchement peur. En effet, 300km, 12000m de dénivelé positif et 16000m de dénivelé négatif, rien que ça…

Alors certes, nous seront en VTTAE mais les kilomètres, les montées et les descentes, va bien falloir les encaisser quoi qu’il arrive ! Un gros doute s’installe en nous… Sommes nous prêts ? Sommes nous capables de faire tout ça dans les temps ? Le stress commence à monter…

 

 

 

Le principe de l’épreuve

L’organisation fournit à chaque équipe une trace GPS des 3 jours – pas 100% précise d’ailleurs, ce qui nous vaudra un peu de jardinage 😉 – tandis que le tracé sera balisé par des marquages au sol roses biodégradables.

Le règlement autorise une autonomie quotidienne moyenne de 2000Wh cumulés par personne. Soit quatre batteries de 500Wh dans la plupart des cas, comme nous, ou bien encore 3x700Wh pour certains vélos à grosse capacité. Rien n’interdit de s’échanger les batteries entre coéquipiers au cours de la journée si nécessaire. Chaque matin, nous partirons donc avec une batterie chacun sur le vélo, une chacun dans nos sacs à dos. Et ce jusqu’au checkpoint journalier de “mi-étape” qui permet de refaire le plein, avec deux nouvelles batteries four finir l’étape.

Quatre batteries !? Je vous vois déjà réagir en commentaire… Mais il faut bien comprendre que les sentiers retenus sont tellement raides et techniques qu’ils ne peuvent dans la plupart des cas se franchir qu’avec une assistance en mode à fond. Sans ça, il y aurait plus de poussages qu’autre chose sur ce parcours et ce n’est pas le but à VTTAE ! Et je pense aussi qu’on y serait toujours à cette heure… 😉

Embarqués pour une centaine de kilomètres quotidiens, nos sacs sont proches des 7kg avec la batterie, le nécessaire de réparation, de sécurité, l’eau, la nourriture…

L’épreuve se coure par équipe de deux, sur sélection, avec une vingtaine de binômes au départ. Il y aura un classement général masculin, féminin mais pas de mixte. Dommage pour nous, nous jouerons alors le classement général !

 

 

 

L’avant course

Avant le départ de la course, nous nous étions bien mis d’accord avec Vincent. On y va avant tout pour en profiter, pour voir des paysages magnifiques et pour se régaler sur nos ebikes !

Surtout qu’en arrivant la veille au briefing, ça ne rigole pas, nombre de champions sont au rendez-vous : Marco Fontana, René Wildhaber, Christoph Sauser, Andréa Garribo, Tracy Moseley et bien d’autres…

Pas la peine donc de vouloir se stresser, on ne va pas chercher la gagne mais on va rouler le mieux possible.

Pour ne pas tomber en panne sèche, nous calons notre consommation sur le dénivelé à faire. Vincent étant plus grand et lourd que moi, il consommera toujours ses premières batteries en premier. Cependant nous les changerons au même moment pour que ce qui reste dans les miennes puisse lui servir au cas où par la suite.

 

 

 

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Jour 1 – Verbier / Courmayeur

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101km, 5500m de D+/-

 

Le départ est lancé de Verbier à 8h30, et comme il fallait s’y attendre, ça part super fort. Un groupe de six ou huit coureurs nous dépose littéralement.

Après 300m de dénivelé positif, nous empruntons un beau petit sentier de montagne en balcon avant d’attaquer la première descente. Nous avons déjà un premier aperçu du Mont Blanc, c’est superbe. On ne savait pas à quoi s’attendre au niveau du parcours mais on est vite mis dans le bain. En effet, c’est une véritable descente de 900m de dénivelé raide, technique et engagée qui nous lance dans la course. Mais il fait froid, 6°C, j’ai les mains froides, j’ai du mal à sentir les freins et je ne suis pas très à l’aise sur cet Haibike que je découvre pour la 2ème fois. Cependant, cette sensation disparaîtra très rapidement par la suite. C’était juste la mise en jambe !

Ensuite, nous enchaînons une alternance de parties roulantes (piste, route) et quelques bouts de sentiers jusqu’au barrage du Col du Grand St Bernard. Mais les kilomètres ne défilent pas très vite et pourtant la batterie diminue à vue d’œil.

Personne devant, les premiers semblent très loin et personne derrière, nous continuons à rouler à notre rythme. Au niveau de ce barrage, nous prenons un long tunnel. Et là, 1ère surprise de la journée, nous doublons Marco Fontana qui change sa batterie. Tiens tiens, serait il parti trop vite ? Bon, peu de temps après, c’est à notre tour, Vincent est en panne sèche, moi non, mais donc comme prévu, on change en même temps et il prend ma 1ère première batterie dans son sac en cas de besoin et moi la sienne vide.

Nous reprenons notre cavale, et nous commençons à remonter des équipes.

Nous arrivons au premier vrai passage technique, petit sentier raide avec quelques virages qui montent droit dans la pente jusqu’à la Fenêtre de Durand à 2800m d’altitude. En quelques coups de pédales, en mode High / High +, nous recollons presque toutes les équipes. Personnellement, je suis habituée à ce genre d’exercice, selle basse, à chercher l’adhérence car je randonne souvent en montagne dans les Alpes Maritimes.

Voilà alors la 2ème surprise du jour, dans ce passage technique, on commence à doubler tout le monde, même des légendes du VTT(AE) comme René Wildaber ou Olivier Giordanengo. Je me retrouve devant et monte en tête d’un petit groupe. Vincent est juste derrière intercalé entre deux équipes mais il ne lâche rien.

Je constate alors que nos Haibike XDURO et leurs moteurs Yamaha sont particulièrement efficaces dans ce type de passage. Une fois les vélos apprivoisés, ils montent de folie.

Je suis sur-motivée, le paysage est magnifique, on attaque la montagne pure et dure. J’adore.

À la fenêtre de Durand, je bascule juste derrière les 2 premières équipes en tête et entame une descente dans un pierrier long et sinueux. L’équipe de Kenny Muller et Olivier Giordanengo me rattrape par la suite et me prévient en passant que Vincent a crevé. J’ai confiance, il va mettre une mèche dans le pneu, repartir et me rattraper rapidement. En me retournant en bas de cette descente, je vois son casque blanc qui arrive. Rassurée, je continue à avancer. On se reconnecte au niveau d’un sentier qui longe un canal pendant une dizaine de kilomètres. Le sentier est à plat, on est à plus de 25km/h, sans assistance, et c’est donc au physique que l’on avance, à fond. La course est lancée !

Une dernière et magnifique descente de 800m en sous-bois nous permet de rejoindre le 1er ravitaillement à Étroubles. Nous arrivons en troisième position, l’équipe de Muller / Giordanengo s’étant un peu perdue juste avant le ravito. C’est juste incroyable. On a du mal à y croire. On est à moins de 10 ou 15 minutes des premiers après 3000m de dénivelé !

 

 

Trente minutes de repos obligatoire plus tard (chrono en pause), après changement de batteries et  ravitaillement, c’est reparti direction le Col de Malatra culminant à 2920m.

On alterne petits sentiers en balcon, pistes et un peu de jardinage… On emprunte une trace en contrebas qui nous fait perdre beaucoup de temps et qui permet à Kenny et Olivier de nous doubler en contre-haut sur la piste. Mais bon peu importe, c’est encore long.

De retour sur la trace, nous approchons du col mais la pente se redresse tellement que nous mettons pied à terre et commençons à pousser nos vélos. On se rend compte alors du gros défaut de notre moteur Yamaha, l’assistance à la marche n’est pas efficace. Rien, rien de rien, obligés de pousser les 23kg sans aide, c’est juste horrible et j’en souffre encore.

Surtout que passée cette montée jusqu’à un plateau, nous avons encore devant nous le Col de Malatra. Un rempart rochaux avec une toute petit brèche surplombant un énorme éboulis ! À ce moment là de la course, on se dit avec Vincent que ça va devenir très compliqué sans assistance à la marche, mon gabarit ne me permettant pas de porter seule un VTTAE dans ces conditions, vraiment trop lourd !

Vincent part devant et au niveau de la mini via ferrata finale, met le vélo sur le dos et monte jusque qu’en haut. Moi, j’arrive à pousser mon Haibike jusqu’au bout des éboulis. En descendant mes vitesses, j’ai une petite assistance à pied mais rien de fabuleux. Vincent redescend au niveau du portage. J’enlève la batterie pour alléger le vélo et il me monte mon vélo sur son dos. Un vrai gentleman 😉 !

On se pose quelques minutes au niveau de cette brèche. C’est splendide, c’est aérien, c’est de la montagne, c’est ce que j’aime, c’est ce qu’on aime !

Le souffle repris, nous nous lançons dans une descente de plus de 1700m de dénivelé négatif, une descente sans fin jusqu’à Courmayeur. Difficile de dire combien de temps elle a duré, au moins une heure, voir plus. C’était excellent et dans cet exercice les XDURO se rattrapent. Ils sont même impressionnants d’agilité, de stabilité et d’efficacité. On s’éclate en toute sécurité !

Fin de la première journée, nous sommes quatrième au général ! Et devant beaucoup d’équipes hommes. C’est juste incroyable pour nous ! Nous sommes fatigués mais heureux de notre étape.

 

Nos images du jour 1

 

 

 

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Jour 2 – Courmayeur / Les Houches

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84km, 4300m D+, 5000m de D-

 

L’étape 2 est un peu plus courte. On nous a promis du plus roulant et qu’il n’y a pas de portage. Nous voilà rassurer.

Durant toute cette journée, ce fut une course poursuite avec nos amis Kenny et Olivier. On se double une fois l’un, une fois l’autre. On reste toujours au contact que ce soit en montée ou en descente. C’est juste impensable pour nous d’arriver à leur mettre la pression.

La première partie de l’étape est un sentier qui monte régulièrement jusqu’au Col de la Seigne avec une vue imprenable sur les glaciers italiens au Sud du Mont Blanc. Il fait grand beau, la température est idéale. C’est un pur moment de ride. On se régale bien qu’on ait le cœur dans les oreilles. L’altitude, la concentration, l’effort physique, nos gros sacs sur le dos, les kilomètres qui défilent, le corps souffre !

Cependant deux heures après le départ, 37km plus loin, nous arrivons déjà au ravitaillement du jour au niveau du lac de Roselend. On a roulé à un peu plus de 20km/h de moyenne, c’est impressionnant.

 

 

Même scénario au ravitaillement que la veille et on se relance pour 47km. On passe deux grosses bosses, l’Aiguille de Roselette et le Col du Joly, avant d’attaquer une montée impossible. Je n’avais jamais vu un tel sentier. Un peu large, terreux, à l’ombre mais terriblement raide. Cette inclinaison est constante sur plus de 700m de dénivelé. Les virages n’en finissaient plus. Le mode High+ était obligatoire pour monter sans poser un pied. Impossible de gérer la consommation, on a eu vraiment besoin de toute l’assistance possible.

 

 

Au tout début de celui-ci, Vincent casse sa chaîne. Je ne l’attends pas et continue à grimper aux baskets de Giordy et Kenny. Peu de temps après, je vois Vincent revenir sur nous en contrebas. C’est top, il a fait vite pour réparer. Mais manque de concentration, fatigue, je me trompe de sentier lors d’une première descente. C’est moi qui perd alors du temps et surtout, Vincent me passe sans s’en rendre compte. C’était la chose à craindre en cas de séparation. Surtout qu’on est juste avant la dernière descente du jour sur les Houches.

Pensant que je suis devant, il descend à fond les 800m de dénivelé. Autant vous dire que je ne l’ai jamais rattrapé ! Bon c’est un loupé, je le rejoins en bas après m’être encore un peu trompée. Un peu énervée par moi-même et surtout déçue d’avoir fait perdre du temps à l’équipe après une telle journée, à fond, du début à la fin.

On garde quand même notre 4ème place en terminant à moins de 15 minutes de Kenny et Giordy mais on aurait pu faire mieux !

 

Nos images du jour 2

 

 

 

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Jour 3 – Les Houches / Verbier

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105km, 6300m D+, 5800m de D-

 

Pour revenir à Verbier, une longue étape nous attend… Nous sommes fatigués des deux premiers jours, on a les traits tirés mais toujours aussi motivés. Je propose à Vincent d’assurer au maximum notre 4ème place au général, et on verra dans la dernière partie pour finir fort. Mais avant tout, on assure ! Il est d’accord avec moi, on va donc rouler un poil en dessous de veille par assurer et tenir bon jusqu’au bout.

Pour commencer la journée, le soleil à peine levé, on effectue une longue liaison non chronométrée – consécutive à des problèmes d’autorisation – de plus de deux heures pour 35km. Ça caille et ça monte fort. Tout le monde gère mais on sent que la fatigue est bien présente. La journée va être longue !

Une fois à Trient, en Suisse, le chrono est lancé. Les trois premières équipes partent comme des balles. On ne cherche pas à les suivre, sinon on va exploser en vol ! Et il y a encore plus de 70km à faire…

Après une portion de route, on emprunte un sentier en côte, étroit, plein de racines et avec une succession de rampes de 20 à 30m. À chaque fois, on se dit que cela ne passera jamais à vélo, mais si, ça passe quitte à sortir un pied en haut. On pousse un peu quand même dans les passages trop compliqués. C’est un véritable exercice d’équilibre, terriblement physique.

 

 

Je suis à bloc. Vincent ouvre devant moi et j’essaie de prendre ses trajectoires pour me faciliter les passages. Je suis à bout de souffle !

Ensuite, nous basculons dans une descente technique. Des rochers, des rivières, des pièges, je me fais d’ailleurs quelques frayeurs sans tomber. Vincent ayant pris un peu d’avance, je roule avec Andréa Garribo (lui aussi d’ailleurs sur un Haibike XDURO Allmnt 7.5) qui reste dans ma roue. On roule ensemble depuis le départ de cette journée. Je l’entends rigoler derrière en me voyant faire quelques acrobaties, du coup ça me détend et me rassure de le savoir avec moi. On en rigolera bien par la suite.

Un peu de piste pour récupérer, une nouvelle descente et nous voilà arrivés au ravitaillement au Châble.

 

 

Il reste deux montées de plus de 1000m et une énorme descente d’environ 1500m jusqu’à Verbier. C’est la dernière partie de cette aventure et c’est, peut être, l’une des plus belles. La première montée s’effectue sur un sentier de montagne le long d’un crête avec vue imprenable sur les glaciers. L’air y est pur, sec et clair. C’est juste magnifique. C’est de la montagne, c’est technique et aérien. C’est un pur régal !

Arrivés au Col de Mille, nous dégringolons les 1500m de dénivelé. On en a plein les bras mais on sent qu’on est bientôt arrivé et on roule plus au mental qu’au physique. La descente est absolument splendide !

Enfin pour finir, on doit remonter à Verbier par un dernier sentier sinueux qui monte, qui monte… sur plus de 1000m… jusqu’à basculer sur Verbier par des descentes dans le bike-park.

Mais avant de terminer ces trois jours, je me prends une énorme chute juste 200m avant l’arrivée en direct à la TV  Suisse ! La grande classe ! Pas une seule chute sur 300km et je m’en prends une à l’arrivée histoire de faire le spectacle 😉 . Mais rien de grave, on repart et passe la ligne d’arrivée à notre belle et inespérée 4ème place au général au guidon du XDURO Allmtn 7.5 !!!

 

 

L’aventure se termine en beauté et elle restera gravée dans nos mémoires. C’était juste magique ! Le VTTAE prend vraiment une nouvelle dimension avec le Tour du Mont Blanc…

 

Nos images du jour 3

 

 

 

E-TMB 2019 – Bilan de cette grande première

C’est une épreuve vraiment hors du commun, hors-normes. Une épreuve de VTT qui ne peut s’envisager qu’à VTTAE, par ces sentiers et en trois jours. Une épreuve pour laquelle on pousse au maximum les capacités de sa machine. Une compétition pour laquelle la technique et la pratique doivent se combiner aux capacités physiques pour performer. Une épreuve fabuleuse, parfaitement paramétrée pour la pratique du VTTAE.

Je crois que là on est passé dans une autre dimension, dans laquelle on prouve à tout le monde que le VTTAE est certes, une nouvelle discipline de plein air accessible au plus grand nombre, mais aussi une nouvelle pratique du vélo, terriblement sportive et technique. D’ailleurs, pas la peine de la tenter en VTT, ce serait interminable et on passerait plus de temps à pied qu’à vélo.

La vivre en équipe est un autre atout. On vit cette expérience à deux, on peut toujours compter l’un sur l’autre, on s’encourage, on se motive, on se défit et on partage ! C’est le format idéal !

Enfin pour conclure, c’était la première édition mais l’équipe du Verbier E-bike Festival a plus qu’assuré. C’est une énorme organisation (celle derrière le Freeride World Tour…) et on ne peut que les féliciter. Reste quand même à trouver une solution pour éviter certains sentiers très fréquentés par les randonneurs, pour éviter tout incident et pour que tout le monde trouve sa place sereinement en montagne.

 

 

 

Les résultats

Les grands vainqueurs de cette première édition sont Florian Golay et Olivier Crossrieder (équipe Lapierre) en 13h19 – chapeau ! – suivis de l’équipe Specialized en 13h32 (Christopher Sauser / Silvio Bundi) qui a eu quelques problèmes mécaniques, tandis que l’équipe Eteam Mavic La Roue Libre Moustache (Kenny Muller / Olivier Giordanengo) termine troisième en 13h45.

Notre belle équipe VTTAE.fr / Haibike (Nadine Sapin / Vincent Julliot) pointe en 4ème position au général en 14h52, bien qu’en mixte.

La première équipe féminine (Tracy Moseley / Nathalie Schneitter) termine à plus de 4h derrière nous.

Voilà une nouvelle épreuve à faire et à refaire pour vivre quelque chose d’exceptionnelle !

Infos & résultats completshttps://www.verbierebikefestival.com/fr/page/e-tmb

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