Aux guidons de leurs VTT à assistance électrique, les infatigables Nadine Sapin et François Dola nous embarquent à la journée pour une mini aventure post confinement dans l’arrière-pays grassois… Miam !

 


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Au départ de Coursegoules

Bienvenue à Coursegoules, un petit village sur les hauteurs de Grasse. C’est notre point de départ pour une longue et belle journée de VTTAE. François a repéré quelques chemins la veille pour essayer de faire le tour du massif du Cheiron. Rien de bien sûr, mais c’est le plaisir de la découverte (ou pas 🙂 ).

On habite à environ 1h mais finalement, on ne vient pas si souvent rouler par ici. La situation post-déconfinement est positive à ce niveau en nous sollicitant à profiter déjà des coins autour de chez soi !



 

Comme tout bons rideurs “déconfinés”, nous sommes en pleine forme et notre envie de rouler et de profiter de la nature est décuplée. Nous partons alors avec 2 batteries de 625W et nos Cube Stereo Hybrid. François roule sur le modèle en 140mm en 29p et moi, j’ai en ce moment en test un Cube Stereo HPC TM en 160mm, 27,5 pouces.

 




 

Après un mauvais départ en cul de sac, nous trouvons le bon sentier qui nous mène jusqu’au vallon du Taillet. On retrouve le plaisir de rouler sur des sentiers peu fréquentés et authentiques.

Le début est vallonné, ludique puis on attaque une belle descente en sous bois jusqu’à la balise 180, génial !

 




 

Après cette mise en bouche, nous débutons véritablement notre tour du Cheiron en commençant par une longue montée qu’on peut diviser en plusieurs parties car les difficultés croissent avec le dénivelé, surtout au passage de la Barres du Cheiron.

 




Celle-ci débute donc par un sentier assez pierreux, s’enchaîne ensuite une piste avant de progresser à nouveau sur un sentier. Sur les trois quarts de la montée, il n’y a presque pas de lacets, c’est une longue diagonale d’Est en Ouest.

Sur la fin, la pente s’accentue, les virages bien tracés apparaissent. C’est de plus en plus technique car le terrain est très rocailleux, voir rocheux du franchissement de la barre. Faut bien s’appliquer et ne pas s’exciter pour réussir à tout enchaîner.

Un dernier petit replat avant de finir par un coup de cul assez court mais encore plus difficile à franchir, un vrai passage trialisant qui se négocie presque sur le vélo…

Cette montée d’environ 600m de dénivelé est un bel effort et un bon moment de pilotage d’un VTTAE !



 

En haut, au Collet de Barri, on arrive sur le plateau de la station de Gréolières les Neiges. On cherche un point d’eau pour refaire le plein, puis on continue sur le GR4 qui nous promet une descente de 1100m.




Mais une fois dedans, c’est la déception, le sentier n’est pas entretenu et très raide par endroit. Trop de pierres au milieu, des arbres couchés… Seule la toute dernière partie est plaisante mais je ne recommande vraiment pas cette descente, on est beaucoup trop sur les freins.





En bas, nous arrivons dans la vallée de l’Estéron. On fait un crochet par le village d’Aiglun assez désertique en cette période avant de continuer. Nous sommes presque à mi-parcours.




On longue l’Estéron en parallèle de la route jusqu’à la balise 86 où nous traversons la rivière sur un pont suspendu mis hors service mais il a tenu bon !





La remontée du Cheiron s’annonce compliquée au vue des courbes de niveau sur la carte mais notre impression était bien sous-estimée. C’était juste terriblement raide car le sentier a été tracé entre la balise 89 et 91a tout droit dans la pente ! L’inclinaison, l’humidité, la gravette par endroit ont eu raison de moi. Même l’assistance à la marche n’en pouvait plus. Un pas en avant, un pas en arrière… dur, dur, dur et pourtant il n’y avait que 250m de dénivelé à faire.




Après cette épreuve de bravoure, une piste permet de reposer les pieds et les bras jusqu’à la balise 217 en passant par le collet de Gerbière. Mais on a loin d’avoir fini, reste encore 600m de dénivelé à faire et le profil de la montagne s’annonce encore bien raide !





Pour compliquer le tout, le sentier pourtant bien indiqué sur la carte n’est en fait qu’une sente non entretenue où la végétation a repris ses droits. On n’avance pas très vite et on doit régulièrement mettre pieds à terre.




Quel soulagement quand nous rejoignons le plateau de Gréolières au niveau du Plan d’Audenq à 1400m d’altitude ! Les galères sont théoriquement terminées !! Ah la découverte, ce n’est pas toujours que du plaisir ! 😉



On vise la balise 146 qui est le point de départ de la dernière descente du jour sur Coursegoule.




Heureusement, celle-ci est est un beau sentier pastorale qui roule très bien sur plus de 500m de dénivelé. On se régale avec une vue en plus sur toute la vallée avec le jour qui tombe doucement. Que du bonheur !

Vers la fin, on est accueilli par 4 patous gardant des moutons qui n’ont pas l’air très sympathiques mais le berger est avec eux. On cause 5 minutes avec lui et il nous confie que s’il n’était là, les chiens ne nous auraient peut être pas laissé passer ! (ouf, une galère d’éviter !) Faut vraiment se méfier et respecter les consignes quand on croise des troupeaux.



De retour à notre point de départ, nous avons plus de 60km au compteur, 3000m de dénivelé et encore 20% de batterie et on est cuit.





Si vous voulez découvrir ce coin, restez face Sud du Cheiron, ne descendez pas dans la vallée de l’Estéron de l’autre côté où les sentiers sont abandonnées et très peu fréquentés. On peut d’ailleurs traverser le plateau de Gréolières pour éviter cette face Nord n’avoir que les bons côtés de cette sortie. Alors à vos cartes et parcours, que chacun y trouve son bonheur !

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