A l’occasion de la cinquième et ultime manche de la Coupe de France Enduro Series à Loudenvielle, Nadine Sapin était présente pour participer à la finale en VTTAE. Elle nous raconte sa course au guidon du Merida Eone-sixty 900E…

 


Temps de lecture estimé : 7 minutes – Photos : Bat-Com et MTB Events


 

 

 

Les Hautes-Pyrénées ont accueilli le week-end des 15/16 septembre la troisième et dernière manche de la Coupe de France de VTTAE. Située dans la vallée du Louron, Loudenvielle est surtout connue pour ses eaux thermales, son cadre reposant et ses montagnes à perte de vue.

Mais grâce au club local de VTT et à MTB-events, le Pyrénées Bike Festival a vu le jour en 2018 et a organisé cette finale d’Enduro de VTT et VTTAE.

Comme depuis le début de cette Coupe de France, le programme pour les VTTAE diffère de celui des VTT : plus de ride, plus de liaison, certaines plus difficiles et des timings différents ! Les 2 disciplines ne se mélangent plus et c’est une bonne chose.

 

 

On retrouve toujours les deux catégories en VTTAE qui sont “Elites” et “Opens”. Le nombre de concurrents étant encore limité, difficile de faire mieux et surtout d’instaurer des catégories d’âge. Mais on espère tous que cela va évoluer rapidement !

Chez les Elites, Nicolas Quéré, Camille Servant, Olivier Giordanengo sont au rendez-vous. Malheureusement, Camille ne prendra pas le départ après une mauvaise chute juste avant le départ sur la liaison 1. On lui souhaite un bon rétablissement.

Chez les dames, je suis la seule présente. Chloé Galléan étant toujours blessée et les autres ne se sont pas inscrites. C’est bien dommage. Je décide, du coup, de faire le parcours des Elites, non pas pour les chrono mais pour profiter des liaisons techniques avec eux.

Chez les Opens, Mathieu Thiebaut semble dominer la catégorie.

 

Journée du Samedi

Pour les Elites, la journée commence par une liaison qui consiste à remonter la première spéciale à l’envers et ainsi de la reconnaître. Mais bon, quand tu es concentré à réussir à remonter la spéciale dans le temps imparti, difficile de reconnaître quoique ce soit (en tout cas pour moi).

Par contre, on se rend compte de suite que le sentier en partie en sous-bois est bien glissant après la forte rosée matinale.

Les racines, les épingles serrées dans la pente vont exiger un pilotage en souplesse pour éviter les glissades.

 

Une fois arrivé en haut au départ de la spéciale, nous retrouvons les Opens qui sont montés par une piste.

 

Les Elites partent en premier sur cette SP1 en mode Chrono, et les Open en mode reco (sans chrono). Ils auront donc un chrono en moins sur la journée.

C’est Olivier Giordanengo qui claque le premier temps de la journée, chapeau surtout qu’il a un bout de doigt cassé.

La SP2 est en mode reco pour tout le monde. Là encore, le terrain est glissant dans les bois.

Il est difficile de trouver un rythme. Le tracé emprunte un sentier très peu roulé, avec des portions ouvertes dans la pente pour l’occasion, faut faire attention pour ne pas se sortir.

 

 

 

Passage au paddock puis nous remontons par la liaison “classique” pour refaire la SP1 et 2 à l’identique et cela deux fois avec un changement de batterie pour la dernière remontée. On profite donc plus en roulant davantage que les VTT tout en faisant les liaisons avec un mode d’assistance élevé. On apprécie encore plus d’avoir un VTTAE sur ce genre de liaisons sur route et piste horriblement raides ce qui permet de rester en selle et non de pousser pendant 1 heure son VTT !

Au niveau du terrain, le soleil est sorti des nuages ce qui permet d’assécher les sous-bois. Les spéciales deviennent de plus en plus agréables à rouler et comme on les a roulé déjà une ou deux fois, cela permet d’apprécier encore plus le tracé.

A la fin de cette première journée, Nico Quéré ne s’est pas laissé impressionné et a pris la tête du classement général devant Olivier Giodanengo et Jérôme Gilloux.

Chez les Opens, Mathieu Thiebaut mène la danse devant Cédric Guérin et Damien Labit.

 

Journée du dimanche

Rebelote, les Elites grimpent par la SP4 à l’envers afin de la reconnaître pendant que les Opens montent par des pistes.

Tout le monde se retrouve après au télésiège qui permet de rejoindre le haut de la station de Peyragudes. Le ciel est complètement dégagé, le point de vue est magnifique !

Nous sommes les premiers à reconnaître la SP3 qui est longue et 100% nouvelle dans les alpages. Le sentier est à peine tracé, l’herbe est bien dense et l’humidité de la matinée n’arrange pas le grip.

Elle n’est pas très difficile mais bien glissante. Je n’avais jamais roulé sur une si longue spéciale avec 90% sur de l’herbe. Ça change !

Alex Balaud, nous a en plus concocté deux belles remontées supplémentaires dans la spéciale par rapport aux VTT classiques, la rendant bien physique.

 

 

En bas de cette spéciale, nous prenons du retard pour chercher le téléphone de Olivier “Giordy” Giordanengo perdu juste à l’arrivée. On ne se rend pas compte mais le temps passe vite et le timing est serré. Du coup au départ de la SP4 que l’on aurait dû faire deux fois d’affiler, on nous annonce un chrono en moins mais bon on a retrouvé le téléphone…

 

Les Elites partent en mode race car nous l’avons reconnu à la montée tant dis que les Opens la découvre en mode reco.

La SP4 est très belle. C’est un GR qui sillonne dans les bois et sur une crête. Le terrain est bien sec car le soleil est bien présent.

Après une portion rapide et pentue, vient une succession de virages avant deux relances juste avant l’arrivée dans le village. Jérome Gilloux s’offre le meilleur temps et gagne sa première spéciale du week-end.

 

Nous avons droit à un changement de batterie et nous repartons pour remonter en haut de la SP3 en mode trail/turbo ! Le top !

Le départ de la SP3 est à midi. La rosée a séché et la trace s’est formée après le passage de tous les concurrents.

Le grip n’a plus rien à voir avec ce matin, c’est bien mieux. Olivier “Giordy” Giordanengo, en grande forme, arrive à dépasser Nico Quéré dans cette longue spéciale !

Mais celui-ci répond directement dans la SP4 en faisant le meilleur chrono.

 

 

 

 

Les classements

Au final, Nico Quéré et son Giant Full E remporte le scratch suivi d’Olivier Girodanengo et de Jérôme Gilloux.

Chez les Opens, même classement que le samedi : Mathieu Thiebaut gagne devant Cédric Guérin et Damien Labit.

Et au général sur la saison 2018, même podium chez les Elites. Nico Quéré devient donc le premier vainqueur de la Coupe de France de VTTAE après l’avoir remporté l’année dernière en VTT.

 

Chez les féminines pas de surprise, je gagne contre moi-même et comme c’est la finale, on me remet le Trophée de la Coupe de France.

Bon, j’espère que l’année prochaine des féminines viendront se battre pour ce titre en VTTAE car seule cela n’a pas de signification pour moi !

Chez les Opens, sans surprise, c’est Mathieu Thiebaut qui remporte le général.

 

 

Les plus de ce WE

En marge de la course, le “Pyrénées Bike Festival” a permis de donner une vraie ambiance à cette finale de Coupe de France avec des exposants, des marques comme Haibike et Matra qui proposaient de tester des VTTAE, des animations pour les grands comme pour les petits.

 

 

 

Bilan de cette 1ère année

Le niveau chez les Elites est bel et bien présent. Des jeunes pilotes comme Nicolas Quéré, Jérôme Gilloux et Camille Servant nous montrent bien que c’est une discipline pleine d’avenir. Les Opens montent en force également et sont de plus en plus nombreux.

On peut remercier la marque Haibike partenaire de cette Coupe de France pour son investissement pour développer la compétition de VTTAE.

A noter qu’un Haibike Xduro Nduro 7.0 a été offert par tirage au sort à un chanceux de la catégorie Open ! C’est pas rien quand même !

Enfin, Alex Balaud, Julie Fantinato et toute leur équipe ont repris de main de maître ces événements en 2018. On peut les féliciter !

On vous dit donc à l’année prochaine. Soyez nombreux à venir participer à cette Coupe de France de VTTAE. Au plus il y aura d’inscrits, au mieux les organisateurs pourront développer et améliorer encore cette discipline et peut être créer des classements par catégories d’âge par exemple. Alors n’hésitez pas et inscrivez-vous en 2019 ! 😉

Pour en savoir plus > enduroseries.fr

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